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Du relais à l'effecteur
Dans le kit initial (2024), le kinésithérapeute apparaissait comme relais : l'affiche de salle d'attente « Parlez-en à votre Kiné » invitait à orienter les patients éligibles vers les quatre effecteurs historiques.
Depuis l'arrêté du 28 juillet 2026, le kinésithérapeute devient effecteur à part entière au 1er octobre 2026 : il réalise le bilan, cote (RDI, 30 EUR), co-rédige le PPP et le transmet au médecin traitant.
Démarches pratiques :
- S’inscrire, de manière facultative, comme effecteur sur sante.fr — l'espace professionnel est à l'adresse sante.fr/professionnel/connexion (annuaire Mon Bilan Prévention, carte CPS/e-CPS), lieu d'exercice par lieu d'exercice.
- Afficher le kit en salle d'attente (affiche + vignettes « ICI faites votre Bilan Prévention — parlez-en avec votre professionnel de santé »).
- Vérifier le circuit de messagerie sécurisée pour la transmission du PPP au médecin traitant, et l'accès au DMP pour la remise à la personne.
- Consulter les modalités de facturation Assurance Maladie pour les masseurs-kinésithérapeutes : code RDI, à compter du 1er octobre 2026.
Les atouts spécifiques du kiné
Plusieurs thématiques du bilan sont au coeur du métier :
- Activité physique et sédentarité — évaluation fine, prescription de programmes, relais Maisons Sport-Santé et activité physique adaptée.
- Troubles musculo-squelettiques — la question officielle « problèmes cou, dos, épaules ou mains impactant la vie quotidienne sur 12 mois » (45-50, 60-65) ouvre directement sur une prise en charge kiné.
- Prévention des chutes et de la perte d'autonomie — ICOPE étape 1, test des 5 levers, logement (70-75) : le kiné dispose en plus de toute la batterie fonctionnelle (voir la formation « Perte d'autonomie du sénior » de cette boîte : SPPB, TUG, vitesse de marche, Otago).
- Périnée et ménopause — incontinence à l'effort, troubles urinaires (60-75) : rééducation périnéale en première ligne.
- Éducation respiratoire — repérage BPCO et apnée du sommeil (voir la formation « Apnée du sommeil » de cette boîte).
Bilan Prévention et bilan kiné : ne pas confondre
Le Bilan Prévention est une consultation de prévention généraliste, hors besoin de soins, cotée RDI une fois par tranche d'âge. Il ne remplace ni le bilan-diagnostic kinésithérapique prescrit, ni les séances. Si le bilan révèle un besoin de soins (TMS invalidant, risque de chute élevé…), la conduite officielle est l'orientation vers le médecin — qui pourra prescrire, le cas échéant, la kinésithérapie.
Les outils de cette boîte sont des supports pédagogiques pour préparer et structurer vos bilans — ils ne se substituent ni au jugement clinique ni aux documents officiels du kit.
Synthèse — Les thématiques où le kiné apporte le plus
Sur plusieurs thèmes du bilan, le kinésithérapeute n'est pas un effecteur parmi d'autres : il est le mieux placé.
Activité physique et sédentarité
Deux facteurs de risque indépendants : atteindre ses 30 minutes quotidiennes ne compense pas 10 heures assis. Repères à transmettre : 30 minutes d'activité dynamique au moins 5 jours par semaine, renforcement 2 fois par semaine, équilibre 3 fois par semaine chez le sénior, et rupture de la position assise toutes les 90 à 120 minutes.
Troubles musculo-squelettiques
Question officielle aux bilans 45-50 et 60-65 ans. Message contre-intuitif à faire passer : en cas de mal de dos, bouger est bénéfique même douloureux.
Chutes et perte d'autonomie
ICOPE étape 1, test des 5 levers de chaise, logement adapté (section officielle 70-75 ans), fractures de fragilité. Le prolongement fonctionnel complet (SPPB, TUG, vitesse de marche, programme Otago) est dans la formation « Perte d'autonomie du sénior » de cette boîte.
Périnée et ménopause
Troubles urinaires et incontinence à l'effort figurent aux repérages 45-50, 60-65 et 70-75 ans — rééducation périnéale en première ligne (formation « Douleurs pelviennes chroniques »).
Respiratoire
Repérage BPCO et apnée du sommeil, éducation respiratoire (formation « Apnée du sommeil »).
- Traiter activité physique et sédentarité comme deux cibles distinctes dans le PPP.
- Chez le sénior, associer systématiquement équilibre et renforcement — c'est le levier antichute le mieux documenté.
- S'appuyer sur les formations connexes de la boîte à outils pour le prolongement fonctionnel : perte d'autonomie, lombalgie, pelvien, apnée du sommeil.
Outils de cette synthèse :
Sources et documents de référence
Formation en ligne officielle, gratuite et facultative : 8 modules + focus thématiques (formation.bilan-prevention.ehesp.fr)
JORF n° 0179 du 2 août 2026 (NOR SFHS2615240A) — ajoute les masseurs-kinésithérapeutes aux effecteurs, applicable au 1er octobre 2026
Annonce officielle de l'Ordre, 2026
Annuaire national des effecteurs + déclaration comme effecteur (carte CPS / e-CPS)
Ministère chargé de la santé / Assurance Maladie / MSA / Santé publique France (documents par tranche d'âge sur ameli.fr)
Base légale du dispositif (version en vigueur au 29/07/2026, modifiée par la loi n° 2026-668 du 27/07/2026)
ameli.fr, page professionnels : parcours, tarif 30 EUR, facturation une fois par tranche d'âge
RBP HAS, mise à jour janvier 2021 (questionnaires FACE, AUDIT, CAST + méthode RPIB)
Référentiels INCa (dépistages organisés sein, colorectal, col de l'utérus ; mélanome ABCDE ; score d'Eisinger), 2018
Manuel ICOPE OMS, 2e édition, septembre 2025 (ISBN 978-92-4-010372-6)
Recommandations OMS · Br J Sports Med, 2020;54(24):1451-1462
Révision documentaire et logicielle : 28 septembre 2026. Les limites et la version sont précisées pour chaque ressource. Cette révision ne constitue pas une validation clinique indépendante de l’instrument numérique.
Notre approche EBP Provenance et utilisation des contenusSupport pédagogique de formation : il ne remplace ni votre jugement clinique ni l’examen du patient.
