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En amont — l'autoquestionnaire patient (facultatif)
La personne remplit un autoquestionnaire adapté à sa tranche d'âge (46 à 52 questions selon la tranche, moins de 10 minutes, aucune obligatoire) : via Mon espace santé (avec restitution et premiers conseils) ou en PDF papier.
Triple objectif : prise de conscience des habitudes de vie, premiers conseils, connaissance des thèmes qui seront abordés.
Documents à faire apporter : ordonnances en cours, carnet de vaccination, derniers résultats d'analyses (sang, urine) et de dépistages.
Le bilan reste réalisable sans autoquestionnaire préalable — les outils « Repérage guidé » de cette boîte permettent alors de dérouler les thèmes en séance.
Étape 1 — Repérage des risques individuels
Échange structuré sur les thématiques du dispositif : activité physique et sédentarité, alimentation, addictions (tabac, alcool, cannabis, autres drogues, jeux, écrans), bien-être mental et social, sommeil, santé sexuelle, santé environnementale, parcours de santé et accès aux droits.
Le professionnel complète la fiche d'aide au repérage des risques de la tranche d'âge et réalise les examens prévus par le kit selon l'âge :
- Toutes tranches : poids, taille, IMC · acuité visuelle (échelle simple) · voix chuchotée · pression artérielle · FACE (alcool) · Fagerström simplifié (tabac) · CAST (cannabis)
- 18-25 ans : échelle ADRS (18-20 ans) puis HAD · repérage TCA
- 45-50 ans : échelle HAD · FINDRISC (diabète)
- 45-50, 60-65 et 70-75 ans : questionnaire BPCO, intégré aux trois autoquestionnaires — 3 réponses positives ou plus orientent vers une spirométrie
- 60-65 et 70-75 ans : ICOPE étape 1 (3 mots, orientation, 5 levers de chaise, vision, audition, humeur) · grille d'Amsler (DMLA)
- Reprise d'activité physique : ne pas sur-médicaliser. La fiche thématique 60-65 mentionne un ECG avant reprise en cas de facteurs de risque, mais le gériatre de la formation officielle précise la règle : il n'est pas recommandé de réaliser systématiquement des investigations cardiovasculaires pour une activité d'intensité faible à modérée — tout le monde peut reprendre à ce niveau, en commençant par la marche. Les explorations, notamment le test d'effort maximal, sont réservées aux personnes qui ont des facteurs de risque cardiovasculaire et qui veulent reprendre une activité d'intensité forte à très forte.
- Une ostéodensitométrie est en revanche à demander au médecin chez la femme ménopausée à risque : antécédent de fracture, IMC bas ou ménopause précoce.
À cela s'ajoute, depuis la loi du 27 juillet 2026, le dépistage des maladies cardio-neuro-vasculaires et des maladies cardiaques structurelles, proposé à tous les âges clés : évaluation clinique (pression artérielle, tour de taille, IMC, tabac, alcool, activité physique, sédentarité, antécédents familiaux) et biologique — cette dernière relève d'une orientation médicale. La loi demande de prendre en compte les déterminants propres au risque cardio-neuro-vasculaire des femmes : HTA gravidique, diabète gestationnel, prééclampsie, ménopause précoce, migraine avec aura, maladies auto-immunes.
Étape 2 — Priorisation conjointe (décision partagée)
Cœur du bilan : choisir ensemble 1 ou 2 thématiques prioritaires — croisement des risques repérés et des envies de la personne. Posture partenariale, non descendante : c'est le terrain de l'entretien motivationnel et de l'intervention brève (voir fiches dédiées).
Si la vaccination est priorisée, elle peut être réalisée pendant le bilan (selon les compétences vaccinales de l'effecteur) ou prescrite/orientée.
Étape 3 — Plan Personnalisé de Prévention et transmission
Rédaction partagée du PPP : priorités réalistes et en nombre limité, freins rencontrés, actions concrètes, ressources et intervenants, modalités de suivi (modèle imprimable dans cette boîte).
- Deux obligations distinctes (art. 2 de l'arrêté). 1. Le PPP est remis à la personne à l'issue de l'entretien ; le versement au DMP vaut remise, après information préalable de la personne et sauf opposition. 2. Le PPP est également transmis au médecin traitant par messagerie sécurisée, sauf opposition. Le DMP ne remplace pas cette transmission.
- Suspicion de pathologie non connue ou besoin de soins → orientation médicale directe.
- Personne sans médecin traitant : proposer, avec son accord, un signalement à la CPAM (mission accompagnement santé).
Synthèse — Le déroulé en trois étapes
En amont — l'autoquestionnaire (facultatif)
Environ 40 à 50 questions selon l'âge, moins de 10 minutes, aucune obligatoire, via Mon espace santé (avec restitution) ou en papier. Documents à faire apporter : ordonnances, carnet de vaccination, derniers résultats d'analyses et de dépistages. Le bilan reste réalisable sans — les outils « Repérage guidé » de cette boîte permettent de dérouler les thèmes en séance.
Étape 1 — Repérage
Thématiques du dispositif (activité physique et sédentarité, alimentation, addictions, bien-être mental et social, sommeil, santé sexuelle, environnement, parcours de santé et droits) plus les examens prévus par âge : poids-taille-IMC, acuité visuelle, voix chuchotée et pression artérielle à tous les âges ; ADRS chez les 18-20 ans ; HAD, questionnaire BPCO et FINDRISC à 45-50 ans ; ICOPE étape 1 et grille d'Amsler à partir de 60 ans.
Étape 2 — Priorisation partagée
Le coeur du bilan : choisir avec la personne 1 ou 2 thématiques, au croisement des risques repérés et de ses envies. C'est le terrain de l'entretien motivationnel et de l'intervention brève — pas celui du conseil descendant.
Étape 3 — Plan Personnalisé de Prévention
Co-rédigé : priorités réalistes et peu nombreuses, freins, actions concrètes, ressources, modalités de suivi. Remis à la personne à l'issue de l'entretien (le versement au DMP vaut remise, après information préalable et sauf opposition) et transmis au médecin traitant par messagerie sécurisée, sauf opposition — c'est lui qui assure le suivi et l'ajustement.
- Ne retenir que 1 ou 2 priorités au PPP : au-delà, le plan perd sa faisabilité et son effet.
- Co-rédiger le PPP avec la personne ; lui proposer de l’écrire elle-même si elle le souhaite et le peut.
- Transmettre le PPP et la fiche de repérage au médecin traitant, sauf opposition explicite, et le mentionner à la personne.
- Adopter la posture motivationnelle : questions ouvertes, écoute réflective, échelles de motivation et de confiance, pas de réflexe correcteur.
Outils de cette synthèse :
Sources et documents de référence
Ministère chargé de la santé / Assurance Maladie / MSA / Santé publique France (documents par tranche d'âge sur ameli.fr)
ameli.fr, page professionnels : parcours, tarif 30 EUR, facturation une fois par tranche d'âge
JORF n° 0179 du 2 août 2026 (NOR SFHS2615240A) — ajoute les masseurs-kinésithérapeutes aux effecteurs, applicable au 1er octobre 2026
Base légale du dispositif (version en vigueur au 29/07/2026, modifiée par la loi n° 2026-668 du 27/07/2026)
RBP HAS, mise à jour janvier 2021 (questionnaires FACE, AUDIT, CAST + méthode RPIB)
Référentiels INCa (dépistages organisés sein, colorectal, col de l'utérus ; mélanome ABCDE ; score d'Eisinger), 2018
Manuel ICOPE OMS, 2e édition, septembre 2025 (ISBN 978-92-4-010372-6)
Recommandations OMS · Br J Sports Med, 2020;54(24):1451-1462
Révision documentaire et logicielle : 28 septembre 2026. Les limites et la version sont précisées pour chaque ressource. Cette révision ne constitue pas une validation clinique indépendante de l’instrument numérique.
Notre approche EBP Provenance et utilisation des contenusSupport pédagogique de formation : il ne remplace ni votre jugement clinique ni l’examen du patient.
